Le soupir dirigé, une source de vitalité

Le soupir dirigé, une source de vitalité

Louise Hawkins.

Le premier et le dernier soupir déterminent traditionnellement la durée d’une vie de la naissance à la mort. De nombreuses traditions différentes ont compris l’importance de la respiration pour le bien-être de l’esprit, du corps et de l’esprit. 

L’importance de la respiration dans le cadre de la guérison des maladies physiques et des souffrances émotionnelles est basée sur les anciennes traditions orientales ainsi que sur les approches occidentales plus récentes. 

Ici, nous explorons le pouvoir du souffle soupir et sa contribution au maintien et au rétablissement de la santé en médecine traditionnelle chinoise (MTC) et à d’autres modalités orientales, et son incorporation dans les approches de médecine complémentaire au XXIe siècle.

 

Le soupir dirigé ou accompagner son soupir dans le sens du massage est une notion clé dans la Qi Gong taoïste. Le soupir conscient est utilisé à la fois comme un outil permettant de rentrer dans une pratique sans artifices et un indicateur de calme en mouvement.

Les poumons sont considérés comme “l’organe tendre” en médecine traditionnelle chinoise car ils s’ouvrent directement sur l’environnement extérieur et sont généralement le premier organe interne attaqué par des agents pathogènes externes (organismes pathogènes) tels que les bactéries ou les virus.

Les fonctions des poumons en médecine traditionnelle chinoise

Les poumons contrôlent la respiration. Cette fonction importante est étroitement parallèle à la compréhension occidentale de l’organe. En plus de contrôler l’inhalation d’oxygène et l’expiration de dioxyde de carbone, les poumons – avec la rate – sont considérés comme la source du qi postnatal, la vitalité réelle d’une personne. (Les reins sont considérés comme la source du qi prénatal, la constitution.)

Le concept de qi postnatal est important parce que les personnes ayant une constitution faible n’ont pas à être condamnées à une vie de fatigue ou de maladie. Grâce à des exercices de respiration tels que le qi gong, une personne peut améliorer sa vitalité grâce au qi des poumons

Les poumons contrôlent le qi de tout le corps.

Comme les poumons transforment l’air inhalé en qi, ils ont une influence importante sur les activités fonctionnelles de tout le corps. Lorsque le qi pulmonaire est fort, la respiration est normale et le corps a suffisamment d’énergie. Un qi pulmonaire faible, d’autre part, prive les autres organes et tissus du corps d’énergie, entraînant un essoufflement, une voix faible et une fatigue générale.

Les poumons contrôlent les fluides corporels dans la partie inférieure du corps. Organe du haut du corps, les poumons aident à déplacer le qi et les fluides corporels vers la partie inférieure du corps. Lorsque cette action descendante des poumons est altérée et que le débit normal de qi est perturbé, une toux et un essoufflement peuvent survenir. De plus, des liquides peuvent s’accumuler dans le haut du corps, entraînant un œdème (rétention d’eau sévère) et des difficultés à uriner.

Si ce concept est difficile à comprendre d’un point de vue anatomique occidental, pensez-y d’un point de vue énergétique. Par exemple, lorsque vous trempez une paille dans l’eau, la paille se remplit d’eau. L’eau s’écoule alors de la paille lorsque vous sortez la paille de l’eau. Cependant, si vous placez un doigt sur l’extrémité de la paille avant de la soulever de l’eau, l’eau reste dans la paille jusqu’à ce que vous souleviez votre doigt. Cette action est similaire au blocage du mouvement de l’eau vers le bas qui résulte d’une altération de la fonction pulmonaire.

Les poumons régissent les poils et la peau du corps. Ce principe fait référence à la fonction des poumons de disperser l’humidité vers la peau, en maintenant sa souplesse et son élasticité. Les poils et les pores du corps sont également considérés comme faisant partie intégrante du système défensif des poumons : ils agissent comme la frontière entre l’environnement extérieur et l’intérieur du corps, protégeant le corps de l’environnement extérieur.

Le qi qui coule juste sous la peau est appelé wei qi et est considéré comme le système immunitaire du corps. Lorsque le wei qi est fort, le corps est capable de combattre les agents pathogènes externes.

Cliniquement, la relation entre les poumons et les pores est observée chez les personnes qui attrapent fréquemment des rhumes : elles se plaignent souvent d’avoir une aversion pour le vent et elles suent quand elles ne se sentent pas au chaud. Ces symptômes sont dus à une altération du contrôle des poumons par les poumons, entraînant un accès facile à l’intérieur du corps par des agents pathogènes externes.

Les poumons s’ouvrent au nez et contrôlent la voix. Lorsque le qi pulmonaire est sain, l’odorat est aigu, les voies nasales restent ouvertes et la voix est forte. Lorsque le qi pulmonaire présente un dysfonctionnement, la personne peut présenter des symptômes de congestion nasale, de mucus excessif, d’odorat altéré et de voix faible ou rauque. Comme la plupart d’entre nous l’ont vécu, une panne d’énergie dans tout le corps suit souvent ces symptômes.

La bio médicine occidentale du soupir

Le nerf phrénique est le nerf du diaphragme, le muscle principal de la ventilation pulmonaire, permettant l’inspiration. Il est donc essentiel pour la ventilation, ainsi que pour les efforts de toux, d’éternuement et d’expectoration. Il intervient aussi au cours des efforts de pulsion abdominale comme la défécation ou l’accouchement.

Le nerf phrénique permet également la sensibilité d’une partie de la plèvre, notamment la coupole, ainsi que d’une partie du péricarde et du péritoine.

Anciennement appelle nerf diaphragmatique il naisse dans la région cervicale, entre les troisième et cinquième segments médullaires cervicaux

Ils descendent dans le thorax et assurent l’innervation de la plèvre médiastinale et du péricarde.

Ils finissent sur le diaphragme, assurant son innervation motrice, permettant sa contraction et son relâchement, mouvements essentiels à la ventilation.

Le nerf phrénique issu principalement de C4 et accessoirement de C3 et C5 va cheminer dans le fascia du scalène antérieur avant d’atteindre le diaphragme, muscle respiratoire principal assurant la ventilation.